mercredi 1 juillet 2009
samedi 6 juin 2009
NAISSANCE DU COLLECTIF 50/50
Une nouvelle performance est en cours de développement sous le signe de notre COLLECTIF 50/50.
mardi 26 mai 2009
GLOBAL EDEN, le 15 janvier 2010 à la Maison de la Poésie de Saint-Quentin en Yvelines
GLOBAL EDEN (on the road) - avec Markus Lang, mise en scène Brigitte Athéa - le 15 janvier 2010, à la Maison de la Poésie de Saint-Quentin en Yvelines.
Horaires à préciser.
Horaires à préciser.
mercredi 29 avril 2009
Rencontres de Brangues - 26-27-28 juin 2009
RENCONTRES DE BRANGUES 2009 / 26 - 27- 28 JUIN 2009
Dimanche 28 juin
14h30 Cour / mise en espace / Off shore de Philippe Braz, présenté par l’auteur, mise en espace de Clément Morinière, avec cinq comédiens de la troupe du TNP
15h30 Tilleul / table ronde / Culture de l’argent, culture sans argent, animé par Gérald Garutti
Dimanche 28 juin
14h30 Cour / mise en espace / Off shore de Philippe Braz, présenté par l’auteur, mise en espace de Clément Morinière, avec cinq comédiens de la troupe du TNP
15h30 Tilleul / table ronde / Culture de l’argent, culture sans argent, animé par Gérald Garutti
vendredi 20 mars 2009
Festival du Premier Roman de Laval - le 28 mars à 18h30
Lecture de "Berlin-loin-de-la-mer" dans le cadre du Festival du Premier Roman de Laval.
Interprétation : Philippe Braz
Interprétation : Philippe Braz
lundi 9 février 2009
Samedi 14 mars, 4ème Biennale de la Poésie / Poètes du monde
Le samedi 14 mars, lecture-rencontre de Philippe Braz à partir de 13h15 à la Maison de la Poésie de Saint-Quentin en Yvelines.
10, place Pierre Bérégovoy
78280 GUYANCOURT
Tel : 01 39 30 08 90
10, place Pierre Bérégovoy
78280 GUYANCOURT
Tel : 01 39 30 08 90
Lundi 6 avril 2009 à 18h00, au Jeune Théâtre National, Paris
Lundi 6 avril
Le TNP et la section d’études théâtrales de l’ENS-LSH, École normale supérieure — Lettres & sciences humaines s’associent pour constituer un Cercle des lecteurs. Il rassemble les comédiens de la troupe du TNP et les élèves de l'ENS et lit des textes sélectionnés par la Commission d’Aide nationale à la création de textes dramatiques du ministère de la Culture qui font l’objet d’une subvention.Les «coups de cœur» de ce Cercle des lecteurs sont mis en espace par les comédiens du TNP devant le public, des compagnies régionales et des professionnels du spectacle, dans le but de susciter leur intérêt pour une production. Ce rendez-vous est prolongé d’une «dispute», échange joyeux et critique par des partisans et adversaires du travail présenté, en présence de l’auteur.
Lundi 6 avril 2009 à 18h00, au Jeune Théâtre National, Paris
Off-shore de Philippe Braz, mise en espace Clément Morinière.
mardi 27 janvier 2009
Vendredi 13 mars 2009 à 15 h, Salon du Livre de Paris 2009 - Lecture à l'Espace Théâtre
jeudi 15 janvier 2009
Printemps des Poétes 2009
samedi 10 janvier 2009
12 mars 2009 à 19h, Nanterre Paris X, Performance totale "Global Eden"
Théâtre Bernard-Marie Koltès de l'Université Nanterre-Paris X, le 12 mars 2009 à 19h, performance totale "Global Eden", de Philippe Braz, musique et film vidéo de Markus Lang, mise en scène et conception de Brigitte Athéa.
Avec Eszter Tompa, Michael Gerlinger, Antje Widdra, Carolyn Sittig, Yogelzon Lopez-Nuñez
Avec Eszter Tompa, Michael Gerlinger, Antje Widdra, Carolyn Sittig, Yogelzon Lopez-Nuñez
lundi 1 septembre 2008
Rencontrer Philippe Braz au Festival Est-Ouest
>> Samedi 20 septembre
LES DÉBATS
L’EUROPE, TERRE DE JEU ET D’ÉCRITURE / 10 h
Table ronde
Avec la participation de : Aliette Armel (France), Brigitte Athéa (France), Philippe Braz (France),
Gilda Piersanti (Italie-France) et Ingo Schulze (Allemagne), écrivains – Animation : Gérard Meudal
Samedi 20 septembre
D’EST EN OUEST : QUELLES INFLUENCES D’UNE DRAMATURGIE À L’AUTRE ?
Table ronde
Avec la participation de : Philippe Braz (France), Andreï Guelassimov (Russie), Jean Mailland
(France) et Michèle Sigal (France), écrivains – Animation : Olivier Plantecoste
16h / Médiathèque départementale Drôme des Collines – 4, rue Terrasses 26240 - Saint-Vallier
/ Rens. : 04 75 23 32 02 / Entrée libre
LES SIGNATURES // De 11h30 à 12h30 et de 16h30 à 17h30
Mardi 23 septembre
ÉCRIRE D’AILLEURS, ÉCRIRE L’AILLEURS
Rencontre –– Lecture
Avec la participation de : Philippe Braz (France) et Mikhaïl Chichkine (Russie), écrivains –
Animation : Alexie Lorca
18h / Médiathèque de La Chapelle-en-Vercors – Collège - Avenue des Coquelicots – 26420 La
Chapelle-en-Vercors / Rens. : 04 75 48 15 92 / Entrée libre
Dimanche 21 septembre
Lecture
BERLIN-LOIN-DE-LA-MER // 16h30
Rencontre –– Lecture
Avec la participation de : Philippe Braz (France), écrivain – Animation : Harold David
Café Le Meyro’s Pub - 26150 Die – Entrée libre
LES DÉBATS
L’EUROPE, TERRE DE JEU ET D’ÉCRITURE / 10 h
Table ronde
Avec la participation de : Aliette Armel (France), Brigitte Athéa (France), Philippe Braz (France),
Gilda Piersanti (Italie-France) et Ingo Schulze (Allemagne), écrivains – Animation : Gérard Meudal
Samedi 20 septembre
D’EST EN OUEST : QUELLES INFLUENCES D’UNE DRAMATURGIE À L’AUTRE ?
Table ronde
Avec la participation de : Philippe Braz (France), Andreï Guelassimov (Russie), Jean Mailland
(France) et Michèle Sigal (France), écrivains – Animation : Olivier Plantecoste
16h / Médiathèque départementale Drôme des Collines – 4, rue Terrasses 26240 - Saint-Vallier
/ Rens. : 04 75 23 32 02 / Entrée libre
LES SIGNATURES // De 11h30 à 12h30 et de 16h30 à 17h30
Mardi 23 septembre
ÉCRIRE D’AILLEURS, ÉCRIRE L’AILLEURS
Rencontre –– Lecture
Avec la participation de : Philippe Braz (France) et Mikhaïl Chichkine (Russie), écrivains –
Animation : Alexie Lorca
18h / Médiathèque de La Chapelle-en-Vercors – Collège - Avenue des Coquelicots – 26420 La
Chapelle-en-Vercors / Rens. : 04 75 48 15 92 / Entrée libre
Dimanche 21 septembre
Lecture
BERLIN-LOIN-DE-LA-MER // 16h30
Rencontre –– Lecture
Avec la participation de : Philippe Braz (France), écrivain – Animation : Harold David
Café Le Meyro’s Pub - 26150 Die – Entrée libre
mardi 29 juillet 2008
Festival Est-Ouest de Die dans la Drôme, du 19 au 28 septembre 2008
Brigitte Athéa et Philippe Braz, invités du festival Est-Ouest, du 19 au 28 septembre 2008 dans la Drôme, à Die
Littérature, musique, cinéma, arts plastiques, théâtre
Artistes du festival : Vassilis Alexakis / Wolgang Buscher / Mikhaïl Chichkine / Vélibor Colic / Roza Domazscyna / Rita Gombrowicz / Andreï Guelassimov / Claudio Magris / Andréï Makine / Dorota Maslowska / Juan Goytisolo / Nicolai Maslov / Pascal Mercier / Patrik Ourednik / Ingo Schulze / Olga Sedakova / Elif Shafak / Svetlan Savov / Andrejz Stasiuk / Aleksandar Zograf / Aliette Armel / Jakuta Alikavazovic / Brigitte Athéa / Philippe Braz / Muriel Bloch / François Bon / Nicole Caligaris / Dominique Desanti / Dominique Fernandez / Nilda Fernandez / Pierrette Fleutiaux / Michèle Gazier / Cécile Ladjali / Alain Lance / Jean Mailland / Gérard Mordillat / Jean-Pierre Milovanoff / Dominique Preschez / Jean Rouaud / Pascale Roze / Lydie Salvayre / Michèle Sigal / Dominique Sigaud / Sarah Stréliski / Cécile Wajsbrot
Littérature, musique, cinéma, arts plastiques, théâtre
Actualités de la Compagnie A
En préparation par la Compagnie A la performance GLOBAL EDEN, première en mars 2009 !
mardi 1 juillet 2008
Poesy Festival Berlin
Des lectures de poètes du monde entier - cette année, l'accent est mis sur le Portugal, le Brésil, l'Afrique -, des concerts, des rencontres, le public est là, nombreux, avide d'entendre les voix du monde (Weltklang, die lange Nacht der Poesie), le Poesy Festival de Berlin n'a pas d'équivalent en Europe par son ampleur, son exigence, la diversité de sa programmation. Et tout cela dans une ambiance de fête tranquille et douce.
samedi 22 mars 2008
vendredi 21 mars 2008
A commander chez votre libraire : Philippe Braz (couverture Arthur Mihran)
. Eden Hôtel
ISBN 978-2-35652-010-4
100 pages
100 pages
12 €
Un hôtel à proximité d’un aéroport, perdu entre des échangeurs, des entrepôts, des bâtiments industriels : l’Eden Hôtel. Un lieu de rencontres incertaines, de croisements furtifs, de retrouvailles sans lendemain. Les clients de l’hôtel règlent des comptes avec eux-mêmes, avec leur passé, avec les autres. Quand ils repartent, deux femmes de chambre essaient de remettre un peu d’ordre…
La jeune femme de chambre : … peut-être qu’un jour, cela changera, peut-être qu’il y aura quelqu’un, peut-être qu’il y aura plus de vérité, plus de force, plus de grandeur, peut-être qu’un jour, on n’aura plus besoin de se retourner en cours de route pour regarder en arrière, plus besoin de se demander si l’on n’a pas tout rêvé, et qu’on ira de l’avant, sur des chemins nouveaux, avec des hommes nouveaux, peut-être qu’on vivra d’autres choses, peut-être qu’on vivra quelque chose, peut-être qu’on vivra…
La vieille femme de chambre : Au travail !
Couverture : peinture d’Arthur Mihran
dimanche 9 mars 2008
"Berlin-loin-de-la-mer"
Printemps des Poétes 2008
"Berlin-loin-de-la-mer"
(on tour)
(on tour)
Nanterre-Paris X, le 13 mars 2008 à 19h00, Théâtre Bernard-Marie Koltès
avec Philippe Braz et Markus Lang
Mise en scène Brigitte Athéa
RER Nanterre Université
avec Philippe Braz et Markus Lang
Mise en scène Brigitte Athéa
RER Nanterre Université
lundi 11 février 2008
Eden Hôtel aux éditions le Bruit des Autres
A l'occasion du Salon du Livre 2008, parution de ma pièce Eden Hôtel, aux éditions le Bruit des Autres.
Je dédicacerai le livre le dimanche 16 mars sur le stand du Bruit des Autres.
Retrouvez aussi mes deux précédents livres, chez le même éditeur :
Off-Shore et Berlin-loin-de-la-mer !
Je dédicacerai le livre le dimanche 16 mars sur le stand du Bruit des Autres.
Retrouvez aussi mes deux précédents livres, chez le même éditeur :
Off-Shore et Berlin-loin-de-la-mer !
dimanche 6 janvier 2008
Dans les immenses avenues de Berlin, qui semblent parfois se prolonger jusqu'au pôle Nord, le vent glacé que je recois en pleine figure m'empêche de respirer. Mes poumons tétanisés ne peuvent plus ventiler l'air, ca se bloque dans ma cage thoracique, je reste en apnée pendant des minutes entières, j'enfonce mon visage dans mon écharpe pour pouvoir - enfin - reprendre mon souffle. De la station de métro Hansaplatz jusqu'à chez moi, il y a quinze minutes de trajet. C'est comme une épreuve de natation dans un bassin de 50 mètres, on croit qu'on ne va jamais arriver jusqu'au bout, et puis avec un peu d'entrainement, on surmonte ses faiblesses, on vainc le doute. En plein blizzard, je me rapproche de ma femme :
- Il fallait être masochiste pour nous exiler dans cette ville ! On aurait pu aller dans le sud de l'Espagne, en Sicile, en Grèce, à Tel Aviv, là où les gens normaux vont s'installer quand ils quittent la France, là où il fait chaud à peu près toute l'année, pas dans ce frigidaire lugubre et sombre !
- Tu sais bien qu'on ne choisit pas la ville où l'on habite, répond ma femme, on est choisi par elle, et pour nous, il n'y avait que Berlin !
- Pour quelle raison ? Tu peux me rafraichir la mémoire ? Je ne vois plus trés bien...
- Berlin comme antithèse de la ville bourgeoise, peuplée de parvenus, de rentiers apeurés, avec ses appartements minuscules et son ennui sans limite... Ca ne te rappelle rien ? Marre de toujours les mêmes rues, de toujours les mêmes têtes, de toujours les mêmes mots ?
- Tu as raison... Maintenant, je sais... Je me souviens...
C'est comme cela que je retrouve - en hiver surtout - mon amour de Berlin.
Les "vrais" berlinois existent-ils vraiment ? Pour les rencontrer, je vais de temps en temps boire un verre avec James dans des quartiers passés de mode du côté de Savigny Platz et de Stuttgarter Platz. Il y a là des bars qui eurent leur heure de gloire,le Zwiebelfisch par exemple, ou le Dollinger. La "scène" berlinoise se trouvait à cet endroit, au centre de la ville encerclée de chars soviétiques. James et moi, on s'attable dans ces lieux où règne maintenant une douce mélancolie engluée dans des nuages de fumée âcre. Les anciens anarchistes, les vieux libertaires, les autonomes de la grande époque ont des cheveux blancs et leurs femmes, qui ont tant connu d'hommes, ne jettent même plus un regard aux hommes. Elles semblent plutôt du côté des souvenirs et des nostalgies, elles lisent le journal ou un roman en buvant à petites gorgées un verre de vin. Sur la plupart des visages - féminins ou masculins - se lit une agilité à penser encore intacte. Je pense aux anciennes révoltes qui se sont nourries de ces livres et de ces journaux encore lus avec ferveur, montagne de papier ruisselant d'encre d'imprimerie, auteurs encensés ou dénigrés, poètes, dramaturges, romanciers, essayistes découverts au gré des conversations, des rencontres. L'Europe a été le continent des livres. Je retrouve un peu de cette ferveur ancienne dans ces cafés qui lentement penchent vers l'oubli. Berlin garde la trace de ce monde comme nulle autre ville.
- Il fallait être masochiste pour nous exiler dans cette ville ! On aurait pu aller dans le sud de l'Espagne, en Sicile, en Grèce, à Tel Aviv, là où les gens normaux vont s'installer quand ils quittent la France, là où il fait chaud à peu près toute l'année, pas dans ce frigidaire lugubre et sombre !
- Tu sais bien qu'on ne choisit pas la ville où l'on habite, répond ma femme, on est choisi par elle, et pour nous, il n'y avait que Berlin !
- Pour quelle raison ? Tu peux me rafraichir la mémoire ? Je ne vois plus trés bien...
- Berlin comme antithèse de la ville bourgeoise, peuplée de parvenus, de rentiers apeurés, avec ses appartements minuscules et son ennui sans limite... Ca ne te rappelle rien ? Marre de toujours les mêmes rues, de toujours les mêmes têtes, de toujours les mêmes mots ?
- Tu as raison... Maintenant, je sais... Je me souviens...
C'est comme cela que je retrouve - en hiver surtout - mon amour de Berlin.
Les "vrais" berlinois existent-ils vraiment ? Pour les rencontrer, je vais de temps en temps boire un verre avec James dans des quartiers passés de mode du côté de Savigny Platz et de Stuttgarter Platz. Il y a là des bars qui eurent leur heure de gloire,le Zwiebelfisch par exemple, ou le Dollinger. La "scène" berlinoise se trouvait à cet endroit, au centre de la ville encerclée de chars soviétiques. James et moi, on s'attable dans ces lieux où règne maintenant une douce mélancolie engluée dans des nuages de fumée âcre. Les anciens anarchistes, les vieux libertaires, les autonomes de la grande époque ont des cheveux blancs et leurs femmes, qui ont tant connu d'hommes, ne jettent même plus un regard aux hommes. Elles semblent plutôt du côté des souvenirs et des nostalgies, elles lisent le journal ou un roman en buvant à petites gorgées un verre de vin. Sur la plupart des visages - féminins ou masculins - se lit une agilité à penser encore intacte. Je pense aux anciennes révoltes qui se sont nourries de ces livres et de ces journaux encore lus avec ferveur, montagne de papier ruisselant d'encre d'imprimerie, auteurs encensés ou dénigrés, poètes, dramaturges, romanciers, essayistes découverts au gré des conversations, des rencontres. L'Europe a été le continent des livres. Je retrouve un peu de cette ferveur ancienne dans ces cafés qui lentement penchent vers l'oubli. Berlin garde la trace de ce monde comme nulle autre ville.
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